En République démocratique du Congo, les citoyens ont souvent le sentiment que les mauvaises nouvelles prennent le dessus sur les bonnes. Les scandales de corruption, les projets publics abandonnés ou réalisés à moitié, la lourdeur administrative, la mauvaise gouvernance et la recherche de l’enrichissement personnel dans la gestion de la chose publique nourrissent depuis des décennies une profonde crise de confiance entre l’État et la population.

Pour beaucoup de Congolais, la réussite d’un projet public est devenue l’exception plutôt que la règle.
Pourtant, au milieu de ce tableau souvent sombre, une institution semble progressivement se démarquer : le Service national.
Sous le commandement du lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, cette structure paramilitaire est devenue, pour de nombreux observateurs, l’une des illustrations les plus concrètes de ce que peut produire une administration publique lorsqu’elle est portée par une vision, une discipline et une culture du résultat.
Quand l’État transforme des vies

La plus grande réussite du Service national ne se mesure peut-être pas uniquement en hectares cultivés ou en bâtiments construits.
Elle se mesure d’abord dans les vies transformées.
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Des milliers de jeunes qui, hier encore, erraient dans les rues des grandes villes, parfois livrés au banditisme, à la délinquance ou au phénomène des Kuluna, retrouvent aujourd’hui un cadre de vie, une discipline et surtout un métier.
Maçonnerie, menuiserie, agriculture, mécanique, élevage, soudure, construction… autant de compétences qui permettent à ces jeunes de redevenir utiles à eux-mêmes, à leurs familles et à la Nation.
Dans un pays où le chômage des jeunes constitue l’un des principaux défis, cette transformation représente bien plus qu’un simple programme social : elle constitue un investissement dans le capital humain de la République.
Construire plutôt que promettre

L’une des critiques récurrentes adressées aux pouvoirs publics congolais est le décalage entre les promesses et les réalisations.
Le Service national semble avoir choisi une autre méthode : laisser parler les réalisations.
L’exemple le plus frappant demeure Kanyama Kasese.
Cette localité, autrefois perçue comme une simple bourgade isolée, est progressivement devenue une véritable cité moderne. Des infrastructures administratives, des bâtiments d’hébergement, des centres de formation, des routes et des espaces de production agricole y ont vu le jour.
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Le site est aujourd’hui capable d’accueillir de grandes rencontres nationales, y compris des réunions gouvernementales, preuve que le développement peut aussi partir des territoires longtemps oubliés.
La sécurité alimentaire par les actes

L’autre succès du Service national réside dans sa contribution à la production agricole.
La culture industrielle du maïs à Kanyama Kasese illustre une approche qui dépasse le simple objectif de produire. Les récoltes alimentent plusieurs provinces du centre et du sud-est du pays et participent à l’approvisionnement des marchés.
Pour beaucoup d’observateurs, cette augmentation de l’offre contribue à atténuer les tensions sur les prix du maïs, aliment de base de millions de Congolais.
Dans un contexte où la RDC dépend encore fortement des importations alimentaires, cette politique constitue un pas vers une plus grande souveraineté alimentaire.
L’efficacité comme nouvelle image du service public
Le sérieux avec lequel le Service national mène ses missions lui a valu de nouvelles responsabilités.
L’institution est désormais impliquée dans des opérations d’assainissement à Kinshasa, où ses interventions ont été saluées par une partie de la population. Là où les déchets s’accumulaient depuis des années, plusieurs quartiers ont retrouvé un cadre de vie plus propre.
Cette capacité à produire des résultats dans des domaines variés agriculture, formation professionnelle, infrastructures, salubrité publique contribue à modifier l’image que de nombreux Congolais se font du service public.
Elle démontre qu’une administration peut être performante lorsque la compétence, la discipline et le sens de l’intérêt général priment sur les intérêts particuliers.
Une réussite qui s’inscrit dans la continuité de l’État
Le Service national constitue également un exemple de continuité de l’État.
Créée sous le président Laurent-Désiré Kabila, cette institution avait pour vocation de participer à la reconstruction nationale par le travail, la discipline et le patriotisme.
Sous le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, cette vision a non seulement été préservée, mais également renforcée. L’institution a bénéficié de nouveaux moyens, de nouvelles missions et d’un soutien politique qui lui ont permis de changer d’échelle.
À une époque où les alternances politiques s’accompagnent souvent de l’abandon des projets initiés par les régimes précédents, le développement du Service national apparaît comme une illustration réussie de la continuité de l’État.
Une leçon pour les autres institutions
Le principal enseignement de l’expérience du Service national est sans doute celui-ci : la RDC ne manque ni de ressources, ni de compétences. Ce qui fait souvent défaut, c’est une gouvernance fondée sur la responsabilité, la rigueur et l’intérêt général.
Le Service national montre qu’avec une vision claire, un leadership assumé et une culture du résultat, une institution publique peut transformer des vies, contribuer au développement économique et redonner confiance aux citoyens.
Dans un pays où les exemples de réussite sont parfois rares, cette expérience rappelle qu’il est encore possible de bâtir une administration efficace au service de la Nation. Peut-être est-ce là la plus grande leçon que le Service national offre aujourd’hui à la République démocratique du Congo.

