25 juillet 2026

Lualaba : la jeunesse de l’association socioculturelle Kuliva Tshokwe dénonce une « mise à la retraite ciblée » à l’Assemblée provinciale

La jeunesse de l’association socioculturelle Kuliva Tshokwe de la province du Lualaba est montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle considère comme une mise…

La jeunesse de l’association socioculturelle Kuliva Tshokwe de la province du Lualaba est montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle considère comme une mise à la retraite « injuste » des agents de l’Assemblée provinciale du Lualaba. Dans une déclaration rendue publique, cette structure affirme que la liste récemment publiée concerne majoritairement des agents issus de la communauté Tshokwe.

« Nous, jeunes de l’association socioculturelle Kuliva Tshokwe de la province du Lualaba, réunis en cette circonstance, exprimons notre profonde indignation face à la publication de la liste de mise en retraite des agents de l’Assemblée provinciale du Lualaba qui compose 80 % de nos frères Tshokwe », déclarent les signataires.

Selon eux, cette situation soulève de nombreuses interrogations quant au caractère équitable du processus. Ils estiment que la forte proportion de membres de leur communauté parmi les agents concernés ne saurait être ignorée.

Tout en reconnaissant que la mise à la retraite fait partie du fonctionnement normal de l’administration publique, les jeunes de Kuliva Tshokwe rappellent que cette procédure doit être menée dans le strict respect des textes légaux.

« Nous reconnaissons que la mise en retraite est une procédure normale dans la gestion de l’administration publique lorsqu’elle est appliquée conformément aux lois et règlements en vigueur », soulignent-ils.

Cependant, poursuivent-ils, « ce processus doit être conduit dans le respect des principes d’équité, de transparence, de justice et de dignité humaine ».

Les jeunes demandent ainsi aux autorités compétentes de garantir un traitement égal à tous les agents concernés.

« Nous demandons aux autorités compétentes de veiller à ce que tous les agents concernés soient traités de manière juste, sans discrimination, et qu’ils bénéficient de tous les droits et avantages prévus par la loi », insistent-ils.

Un plaidoyer pour la paix et le dialogue

Dans leur déclaration, les jeunes de Kuliva Tshokwe tiennent à préciser que leur démarche ne vise nullement à créer des tensions communautaires. Ils affirment leur attachement aux valeurs de paix et de cohésion sociale défendues par les autorités nationales et provinciales.

« La jeunesse Tshokwe affirme son attachement à la paix, au dialogue et à la cohésion sociale prônés par le Chef de l’État, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, matérialisés en province par Son Excellence Madame Fifi Masuka Saini, gouverneure de province », peut-on lire dans la déclaration.

Pour illustrer leur appel à l’apaisement, ils citent un proverbe traditionnel tshokwe :

« Lorsque deux forces se battent sur un terrain caillouteux, il y a toujours de graves blessures. »

En conséquence, ajoutent-ils, « la jeunesse Tshokwe Kuliva évite toutes sortes de provocations et privilégie le dialogue et la paix ».

Des inquiétudes sur l’avenir des agents

Les signataires se disent également préoccupés par le devenir des agents qui seraient appelés à rejoindre la Fonction publique.

« En ce qui concerne nos frères et sœurs Tshokwe mis à la disposition de la Fonction publique, connaissant le fonctionnement de ladite institution, quel sera leur sort ? », s’interrogent-ils.

Ils vont plus loin en mettant en doute les motivations de cette décision :

« Pourquoi seulement nos sœurs et frères Tshokwe ? Est-ce que ce n’est pas une énième provocation ? »

Appel à l’intervention de Fifi Masuka et Kazembe Swana

Face à cette situation, la jeunesse de Kuliva Tshokwe sollicite l’implication directe des autorités provinciales afin qu’une solution soit trouvée.

« Nous demandons à Madame Fifi Masuka Saini, gouverneure de la province du Lualaba, et au ministre provincial de la Fonction publique, Son Excellence Kazembe Swana, de s’impliquer personnellement dans ce dossier pour que ces agents soient rétablis dans leurs droits et que la paix ainsi que la cohésion sociale puissent régner dans nos communautés », déclarent les auteurs du document.

En conclusion, les jeunes dénoncent ce qu’ils considèrent comme une marginalisation persistante de leur communauté au sein de l’Assemblée provinciale.

« Le peuple Tshokwe est trop marginalisé par l’Assemblée provinciale du Lualaba, par sa hiérarchie, et trop, c’est trop », affirment-ils.

Jusqu’à la publication de cet article, l’Assemblée provinciale du Lualaba n’avait pas encore réagi officiellement aux accusations formulées par la jeunesse de l’association socioculturelle Kuliva Tshokwe.

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