Constitution en RDC : Lawrence Lolo Kyungu Kibwe soutient Félix Tshisekedi sur la question du référendum
Le président national de l’ANAFEK, Lawrence Lolo Kyungu Kibwe, a réagi à la récente conférence de presse du président de la République Félix Tshisekedi, qui a abordé notamment la question de la Constitution et du référendum.
Dans une interview accordée à katanga24news, Lawrence Lolo Kyungu Kibwe a salué l’idée du president de recourire au référendum, estimant qu’il s’agit d’un mécanisme démocratique relevant directement de la souveraineté populaire. Il en a profité pour dénoncer les discours de haine tribale qui émergent autour de cette question sensible.
Lawrence Lolo Kibwe salue la position de Félix Tshisekedi
Réagissant aux propos tenus par le chef de l’État lors de sa conférence de presse, Lawrence Lolo Kyungu Kibwe a affirmé avoir été satisfait d’entendre le président aborder publiquement la question du référendum.
« On a suivi la conférence de presse d’hier du chef de l’État. J’étais très ravi de l’entendre, du fond de son cœur, parler de cette fameuse Constitution. Et il est allé loin, jusqu’à toucher un mot qui a été peut-être un tabou, le référendum. Ce mot référendum n’est pas nouveau, même dans la Constitution actuelle. Nous sommes contents aujourd’hui de nous parler aujourd’hui du référendum, officiellement par le chef de l’État. Le référendum, c’est le pouvoir absolu du peuple. »
Selon lui, le président Tshisekedi a eu le mérite de briser un sujet longtemps considéré comme tabou dans le débat politique congolais.
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« Le référendum, c’est le pouvoir absolu du peuple »
Pour le président national de l’ANAFEK, le recours au référendum est parfaitement légitime dans un État démocratique. Il estime que cette question ne devrait pas être interprétée comme une menace politique.
« Nous sommes contents aujourd’hui de parler officiellement du référendum par le chef de l’État. Le référendum, c’est le pouvoir absolu du peuple. »
Évoquant les critiques accusant le président de vouloir se maintenir au pouvoir, il a rappelé les propos de Félix Tshisekedi :
« Il a répondu ceci : “Si le peuple veut que je sois là, je serai là”. Est-ce que c’est un tabou ? »
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« Cette Constitution sera toujours changée »
Au cours de sa réaction, Lawrence Lolo Kyungu Kibwe a également affirmé que la Constitution congolaise reste appelée à évoluer, indépendamment des dirigeants qui se succèdent au pouvoir.
« Ce pays a traversé, ou continue à traverser, des moments très critiques, surtout quand on parle de la Constitution. »
Avant d’ajouter :
« Peu importe, ça pouvait être tel, tout comme ça pourrait être le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi aujourd’hui, ça pourrait être n’importe qui qui viendra, cette Constitution sera toujours changée. »
Le leader de l’ANAFEK a par ailleurs rappelé que c’est depui 2024, lors de son sejour à Kalemie, dans la province du Tanganyika qu’il avait parlé de la necessité de recourir au référendum.
« C’était un événement inoubliable qu’on a eu à voir dans la province du Tanganyika, précisément dans la ville de Kalemie, en 2024, où déjà nous étions en train de réfléchir sur l’avenir de ce pays. »
Mise en garde contre les discours de haine tribale
Profitant de cette occasion, Lawrence Lolo Kyungu Kibwe a dénoncé certains discours qu’il juge dangereux pour la cohésion nationale.
« Il y a des hommes de Dieu qui entrent dans la politique et qui ne maîtrisent pas très bien la politique. »
Il a également regretté que le débat autour de la Constitution prenne progressivement une tournure identitaire et tribale.
« Nous pouvons être des adversaires, mais l’adversité-là n’est que politique, purement politique. Ça n’a rien à voir avec les tribus. »
Appel à la responsabilité dans les prises de parole
Lawrence Lolo Kyungu Kibwe a appelé les acteurs politiques, leaders d’opinion et responsables religieux à faire preuve de retenue dans leurs déclarations publiques.
« Arrêtez ce discours de haine tribale. Vous allez brûler la case pour rien et ça prendra tout un village. »
