Le Gouvernement de la République démocratique du Congo, à travers l’Institut national de santé publique (INSP), a publié son rapport de situation sur la maladie à virus Ebola, arrêté au 30 juillet 2026. Le document fait état de 3 605 cas confirmés répartis dans cinq provinces du pays, avec une mobilisation accrue des équipes sanitaires pour contenir l’épidémie.
Selon les chiffres officiels, 748 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés, tandis que 651 personnes ont été déclarées guéries depuis le début de cette flambée épidémique. Le rapport recense également 1 587 décès, soit un taux de létalité de 44 %.
Cinq provinces toujours concernées
La maladie continue de toucher les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Haut-Uélé et de la Tshopo, représentant au total 49 zones de santé affectées.
L’Ituri demeure la province la plus touchée avec 28 zones de santé concernées, suivie du Nord-Kivu (11 zones). Le Haut-Uélé compte 5 zones de santé, tandis que la Tshopo en recense 4, avec une cinquième en attente d’intégration dans les statistiques officielles. Au Sud-Kivu, seule la zone de santé de Miti-Murhesa reste concernée et n’a enregistré aucun nouveau cas confirmé depuis 65 jours.
Une surveillance renforcée
Le Gouvernement souligne que les dispositifs de surveillance, d’alerte et d’investigation restent pleinement opérationnels afin de détecter rapidement les cas suspects et d’assurer leur prise en charge.
Les équipes de riposte poursuivent également leurs interventions dans les zones affectées afin de limiter l’apparition de nouveaux foyers de contamination. En parallèle, les activités de communication des risques se poursuivent à travers les visites à domicile, les dialogues communautaires, les causeries éducatives et les émissions radiophoniques destinées à sensibiliser les populations.
Un suivi des contacts à améliorer
Le rapport indique que le taux global de suivi des contacts s’établit à 75,3 %. Les autorités sanitaires poursuivent leurs efforts pour améliorer cet indicateur, considéré comme essentiel pour interrompre les chaînes de transmission du virus.
Les données publiées précisent enfin qu’elles demeurent provisoires et peuvent évoluer à la suite des opérations de nettoyage, de reclassement et d’harmonisation de la base nationale de surveillance sanitaire.
Face à cette situation, les autorités invitent toute personne présentant des symptômes suspects ou ayant été en contact avec un cas probable à appeler gratuitement le 151, numéro national dédié à la lutte contre Ebola.

