Moba : l’Urbanisme accorde deux semaines aux occupants des emprises publiques pour libérer les lieux ou payer une taxe

Moba : l’Urbanisme accorde deux semaines aux occupants des emprises publiques pour libérer les lieux ou payer une taxe

Dans le territoire de Moba, le service de l’Urbanisme hausse le ton contre l’occupation jugée illégale des emprises de l’État. Les vendeurs installés le long des routes ainsi que les propriétaires de kiosques en bois ou métalliques disposent désormais d’un délai de deux semaines pour évacuer les lieux ou s’acquitter d’une taxe trimestrielle de 50 dollars américains.

Le chef de service de l’Urbanisme de Moba, Frédéric Adige, affirme que cette mesure s’appuie sur l’arrêté interministériel n°0021 du 29 octobre 1993 ainsi que sur un récent arrêté provincial encadrant l’occupation des espaces publics.

« Nous avons l’arrêté interministériel du 0021 du 29 octobre 1993 qui nous donne le pouvoir et le droit de contrôler ceux qui occupent les emprises de l’État », a déclaré Frédéric Nsenga.

Selon lui, plusieurs espaces publics sont concernés par cette réglementation, notamment les emprises routières, celles du lac Tanganyika ainsi que les cimetières.

« Nous avons plusieurs emprises de l’État : les emprises de la route, du lac Tanganyika, des cimetières et plusieurs autres espaces publics », a-t-il précisé.

Le responsable de l’Urbanisme dénonce particulièrement la prolifération des étalages et kiosques construits sur les routes dans les cités de Moba et de Kirungu.

« Vous verrez que certaines personnes allongent leurs kiosques en bois ou en métal jusque dans la route », a-t-il regretté.

Une taxe de 50 dollars par trimestre

D’après les autorités urbaines, toute personne souhaitant continuer à occuper une emprise publique devra payer une taxe trimestrielle fixée à 50 dollars américains.

« La loi nous dit que celui qui occupe l’emprise de l’État doit payer 50 dollars par trimestre », a expliqué Frédéric Nsenga.

Le chef de service insiste sur le fait que les occupants n’ont que deux options : payer la taxe ou quitter les lieux.

« Il n’y a que deux choses : payer ou faire sortir vos articles que vous vendez sur la route », a-t-il martelé.

Menace d’évacuation en cas de résistance

Les autorités préviennent que des mesures d’évacuation seront prises contre les récalcitrants après la période de sensibilisation en cours.

« Celui qui refuse d’obtempérer aux conditions de l’État doit directement être évacué de l’emprise de l’État », a averti le chef de service de l’Urbanisme.

Avant toute opération coercitive, les équipes de l’Urbanisme annoncent toutefois une phase de sensibilisation auprès des commerçants concernés.

« Aujourd’hui, nous entrons sur le terrain pour sensibiliser la population », a indiqué Frédéric Nsenga.

Appel au respect des limites des parcelles

Le responsable appelle également les habitants à respecter les limites de leurs parcelles afin de préserver la circulation et l’ordre public.

« Pourquoi ne pas seulement vous limiter là où commence votre parcelle ? », s’est-il interrogé.

Il encourage enfin les commerçants à rejoindre les marchés officiels pour éviter tout conflit avec les services de l’État.

« Si vous ne voulez pas payer la taxe de l’État, priez de prendre vos articles et d’entrer au marché », a-t-il conclu.

Dans plusieurs quartiers de Moba et de Kirungu, de nombreuses emprises publiques restent encore occupées de manière jugée anarchique, une situation que les autorités locales veulent désormais réglementer.

katanga24news

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