Affaire pollution causée par CDM : la Société civile du Haut-Katanga dénonce une atteinte à la souveraineté nationale

Affaire pollution causée par CDM : la Société civile du Haut-Katanga dénonce une atteinte à la souveraineté nationale
Écoulement d'eau acidifiée depuis les installations de CDM

Le Cadre de concertation de la Société civile du Haut-Katanga a publié, ce jeudi, un communiqué cinglant (n°0012/11/25/CCHK) dénonçant la pollution du quartier Kasapa par l’entreprise Congo Dongfang Mining (CDM), ainsi que l’attitude jugée méprisante de ses responsables à l’égard des autorités congolaises.

Selon le communiqué, la Société civile a été alertée par la population du quartier Kasapa, dans la commune Annexe à Lubumbashi, concernant le déversement d’eaux polluées acides provenant de CDM. La situation aurait pris une tournure inquiétante lorsque les dirigeants de l’entreprise auraient refusé de recevoir deux représentants du Président de la République, notamment le Gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe, et le Maire a i de Lubumbashi, Patrick Kafwimbi.

« Si un ministre national, un gouverneur, un maire de la ville, une commission nationale composée de députés et sénateurs éprouvent des difficultés d’accès à une entreprise malgré un ordre de mission, cela prouve la perte de l’autorité de l’État », s’indigne le Cadre de concertation dans son communiqué.

La société civile estime que cette situation constitue une remise en cause grave de la souveraineté nationale et de la capacité des institutions publiques à faire respecter la loi. Elle accuse CDM de museler non seulement les inspecteurs du travail, mais également les acteurs de la société civile tentant de documenter les faits.

Des exigences fermes adressées au gouvernement

Face à ce qu’elle qualifie de défiance inacceptable, la Société civile du Haut-Katanga formule plusieurs exigences à l’endroit du gouvernement national et provincial :

  1. L’expulsion du gérant titulaire de CDM et de son adjoint du territoire de la République démocratique du Congo ;
  2. L’arrestation du gestionnaire du bassin de rejet, ainsi que sa démission immédiate ;
  3. L’application stricte des sanctions prévues par le Code minier, incluant la réparation intégrale des préjudices causés à la population et à l’environnement.

Des actions en vues.

Le Cadre de concertation prévient que, faute de mesures concrètes, la population du quartier Kasapa pourrait être amenée à “l’auto-prise en charge” pour défendre son droit à un environnement sain.

« Trop, c’est trop. Fini l’impunité », conclut le communiqué signé par la Coordination provinciale du Cadre de concertation de la Société civile du Haut-Katanga.

Il faut signaler que le ministre national des mines Louis Watum Kabamba est arrivé à Lubumbashi tard dans la nuit du mercredi et s’est ensuite rendu dans les installations de CDM pour s’enquérir de la situation.

katanga24news

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