Lubumbashi : retour aux anciennes délimitations pour les motos et tricycles, décision ferme du maire Joyce Tunda
À Lubumbashi, les autorités urbaines resserrent l’étau sur la circulation des motos et tricycles. Dans un communiqué officiel daté du 20 mars 2026, le maire a.i, Tunda Kazadi Joyce, annonce le rétablissement des anciennes délimitations imposées aux conducteurs, après le constat d’un non-respect généralisé des nouvelles mesures mises en place.
Une décision motivée par l’indiscipline
Selon l’autorité urbaine, une période de deux mois d’observation avait été accordée aux exploitants de motos et tricycles, qu’ils soient affectés au transport en commun, à un usage privé ou encore à des activités d’entreprises. Cette phase devait permettre aux conducteurs de s’adapter aux nouvelles limites de circulation définies par la mairie.
Cependant, le constat dressé par les services compétents est sans appel : les restrictions n’ont pas été respectées. Face à cette situation, le maire a.i a décidé de revenir aux anciennes règles, telles que prévues par l’arrêté urbain du 28 juin 2024 encadrant ce secteur.
Les axes désormais interdits
Dans son communiqué, la mairie précise clairement les artères que les motos et tricycles ne doivent plus franchir :
- Au Nord : toute l’avenue Ruwe est interdite ;
- Au Sud :
- l’avenue des Écoles, jusqu’à hauteur de l’avenue Sendwe (référence École Wema) ;
- l’intersection des avenues Karavia, Femme Katangaise et du boulevard Katuba ;
- À l’Est : le croisement du boulevard Félix Antoine Tshisekedi et de l’avenue Savonnier (entrée du tunnel) ;
- À l’Ouest : l’intersection de la chaussée Laurent-Désiré Kabila et du boulevard Kamanyola, à proximité du jardin zoologique.
Ces limites visent à désengorger certaines zones stratégiques de la ville et à améliorer la fluidité du trafic urbain.
Des sanctions annoncées
La mairie met en garde : tout contrevenant s’exposera à des sanctions prévues par les textes légaux et réglementaires en vigueur. Une tolérance zéro semble désormais de mise.
Pour assurer l’application stricte de ces mesures, plusieurs services ont été mobilisés, notamment :
- le service urbain des transports ;
- les responsables de la coordination « ville sans moto » ;
- la police urbaine.
Ces structures sont chargées de veiller à l’exécution effective du communiqué sur le terrain.
