RDC : Modeste Bahati Lukwebo démissionne de son poste de deuxième vice-président du Sénat
Une démission sur fond de tensions internes
Le sénateur Modeste Bahati Lukwebo a annoncé, ce 18 mars 2026, sa démission de ses fonctions de deuxième vice-président du Sénat. Cette décision intervient dans un contexte de tensions au sein de la chambre haute, marqué notamment par le dépôt d’une motion initiée par un groupe de sénateurs à son encontre.
Dans une déclaration rendue publique, l’homme politique explique avoir choisi de se retirer afin d’éviter une confrontation avec ses collègues.
« Cela ne sert à rien d’engager un bras de fer avec mes collègues. »
Des incompréhensions à l’origine de la criseÀ l’origine de cette situation, des propos tenus récemment lors d’une conférence de presse, qui auraient suscité des incompréhensions au sein de la classe politique. Modeste Bahati Lukwebo indique qu’il souhaitait attirer l’attention sur la nécessité de travailler davantage sur les mentalités et les comportements pour garantir une meilleure application des textes.
« Je croyais m’être bien expliqué, mais il y a eu des incompréhensions. »
Selon lui, le véritable défi ne réside pas uniquement dans les textes, mais dans leur mise en œuvre effective.
« Il faut beaucoup travailler sur l’homme, sur la mentalité, sur le comportement pour espérer que le texte soit bien appliqué. »
Un départ sans reniement politique
Malgré sa démission, Modeste Bahati Lukwebo tient à préciser qu’il reste sénateur et membre de l’Union sacrée de la nation. Il a également réaffirmé sa loyauté envers le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
« Je reste sénateur, je reste dans l’Union sacrée et je reste loyal au président de la République. »
Le leader du AFDC et du regroupement politique AFDC-A souligne par ailleurs que sa formation demeure une force politique majeure dans le pays et entend continuer à jouer un rôle actif sur la scène nationale.
La question constitutionnelle toujours d’actualité
Concernant le débat sur une éventuelle modification de la Constitution, le sénateur affirme ne s’être jamais positionné ni pour ni contre. Il rappelle toutefois que cette question doit être abordée dans un cadre approprié, notamment au sein des instances de l’Union sacrée.
« Ce n’est pas un sujet tabou. »
Il évoque également la mise en place annoncée d’une commission chargée de réfléchir sur cette problématique, à laquelle son regroupement politique se dit prêt à participer activement.
« Nous sommes prêts à y participer et à porter notre réflexion là-dessus. »
