Motards, marchés pirates, délinquance, insalubrité : Joyce Tunda Chansa serre la vis à Lubumbashi
Déterminée à restaurer l’ordre, la discipline et la salubrité dans la capitale cuprifère, la maire intérimaire de Lubumbashi, Joyce Tunda Chansa, multiplie depuis le début de l’année 2026 des actions de terrain contre les incivilités urbaines qui gangrenaient la deuxième ville de la République démocratique du Congo.

Surnommée par certains habitants la « Jeanne d’Arc de Lubumbashi », l’autorité urbaine a engagé une vaste offensive visant aussi bien l’occupation anarchique de l’espace public que l’insécurité et l’insalubrité.
Réorganisation du commerce et circulation assainie
Parmi les premières mesures figurent la réorganisation des marchands à la sauvette et le rétablissement de l’ordre dans le secteur des transports, notamment par l’interdiction de la circulation des motos dans le centre-ville, une décision destinée à fluidifier le trafic et à réduire les embouteillages chroniques.

Les commerces anarchiques, notamment les kiosques érigés illégalement sur les servitudes publiques, ont également été démantelés au rond-point Carrefour et le long du boulevard Msiri, rendant plus présentable l’entrée de la ville et libérant les artères principales.
Sécurité : des présumés délinquants traduits en justice
Sur le plan sécuritaire, la mairie a procédé à l’arrestation de plusieurs groupes de jeunes présumés délinquants, accusés de vols et d’agressions contre des paisibles citoyens et des commerçants du centre-ville. Ces derniers ont été acheminés devant la justice afin de répondre de leurs actes, dans une démarche visant à restaurer la confiance de la population.

La salubrité publique reste également au cœur des priorités, avec des opérations régulières de nettoyage et de curage, traduisant la volonté de faire de la propreté une exigence permanente.
Tous les secteurs appelés à se conformer à la loi
Aucun secteur n’est épargné par cette reprise en main : vendeurs de véhicules, tenanciers de bars, terrasses et restaurants occupant illégalement l’espace public sont tous rappelés à l’ordre et sommés de se conformer aux normes en vigueur.

Pour l’exécutif urbain, il s’agit d’un message clair : force doit rester à l’État, et à Lubumbashi, cette autorité s’incarne désormais dans une gouvernance de proximité, axée sur l’action et la rigueur.
Vers le retour du prestige de la capitale cuprifère
À ce rythme, Lubumbashi semble engagée sur la voie du retour à son prestige d’antan, celui d’une ville propre, organisée et sécurisée, digne de son rang de vitrine du Haut-Katanga et de grande métropole congolaise.
Une dynamique qui, selon plusieurs observateurs, pourrait durablement transformer le visage urbain de la capitale cuprifère si la fermeté actuelle se maintient dans le temps.
