RDC : quid de la multiplicité des campagnes de vaccination

RDC : quid de la multiplicité des campagnes de vaccination

Afin de protéger sa population contre certaines maladies, le gouvernement congolais via le ministère de la Santé lance régulièrement des campagnes de vaccination de masse. Mais il se remarque la multiplicité de ces derniers, chose qui, selon une certaine opinion, n’inspire plus confiance dans le chef de la population face aux différents vaccins. Dans certains milieux, surtout reculés, les équipes de vaccination ont du pain sur la planche pour convaincre certains parents afin de vacciner leurs enfants.

Jeudi 11 décembre 2025, une femme, glacière contenant les doses de vaccin en main, elle vaccine les enfants de zéro à cinq ans au quartier Hewa Bora à Kolwezi. Nous nous entretenons avec elle, mais elle préfère garder l’anonymat.

« Il y a certains parents qui n’acceptent pas qu’on vaccine leurs enfants. Dans une parcelle, un papa m’a dit qu’il y a trop des vaccins. Avant, il acceptait, mais pour le moment ça ne lui inspire plus confiance. « 

À ce sujet, nous avons rencontré un professionnel de santé, il rassure la population quant à la multiplicité des vaccins qui d’ailleurs commence dès la naissance, ou le nouveau-né reçoit toute une série de vaccins les mois qui suivent sa naissance. Selon le docteur Christian Katolo, le fait de recevoir beaucoup de vaccin, surtout les enfants qui sont souvent ciblés n’a aucune conséquence sur la santé. Au contraire, ça les immunise.

« Il n’y a absolument pas de conséquences, parce que c’est des vaccins qu’on a déjà bien étudiés, et ils possèdent des germes aussi spécifiques. Que les parents face toujours vacciner leurs enfants parce que vacciner, c’est protéger. Le gouvernement s’implique pour vraiment protéger sa population. « 

Selon le docteur Christian Katolo, la multiplicité des campagnes de vaccination se justifie et cela permet d’atteindre un plus grand nombre de la population.

« Il s’est fait que, durant la croissance des enfants, on détecte un cas, par exemple, de poliomyélite, ou soit de rougeole, on est obligé de faire un rappel. À ce moment-là, on peut déclarer, selon le calendrier épidémiologique, la campagne dans tel ou tel contré. Chaque vaccin a sa durée d’efficacité, mais cela n’empêche pas qu’on puisse faire le rappel en fonction de la pathologie qu’on a détectée. »

À lui d’ajouter

« Par exemple, pour la fièvre jaune, je sais que c’est presque une fois toute la vie. »

Rappelons que seulement pour le dernier trimestre de l’année 2025, trois campagnes de vaccination ont eu lieu. À savoir, celle contre la fièvre jaune au mois d’octobre, contre la rougeole au mois de novembre et contre la poliomyélite au mois de décembre.

Jael Nduwa

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