Haut Katanga : « Voix en image », Divine Faila redonne la parole aux femmes marginalisées
Pendant 16 jours, soit du 25 novembre au 10 décembre 2025, les associations qui militent pour les droits des femmes et des filles ont mené différentes activités pour barrer la route aux violences basées sur le genre. C’est dans ce cadre que Divine Faila Mwangalalo, une femme activiste des droits humains et défenseuse des personnes marginalisées s’est engagée dans cette lutte avec une campagne dénommée « Voix en image ». Selon elle, celle-ci a concouru à donner la parole à celles qui très souvent sont réduites au silence.
« Notre engagement s’est traduit par des ateliers communautaires, des expositions et des actions de proximité. Ce que l’on doit retenir est que notre voix portée en image a brisé le tabou, a réveillé des consciences et a touché des cœurs. »
L’usage des images ainsi que des récits visuels a été dans cette campagne une approche très participative, selon son initiatrice.
« Ceci leur a permis de s’exprimer autrement sans crainte du jugement. Mais également il a fallu du travail pour instaurer la confiance. Parce que certaines étaient hésitantes mais en voyant d’autres femmes prendre la parole, elles ont aussi trouvé le courage de s’ouvrir. L’adhésion a donc été progressive, réelle et profonde. »
Une campagne réussie qui a su atteindre un bon nombre de structures. Divine Faila loue le résultat obtenu.
« Selon les statistiques, il y a plus ou moins mille structures prônant l’émancipation des femmes qui ont porté cette vulgarisation. En plus, il y a eu aussi cinquante mille personnes touchées par la campagne voix en image. »
Et d’ajouter
« Nous avons vu différentes structures d’ici et d’ailleurs porter cette campagne parce que l’idéal est que nous puissions aller outremer. »
Année après année, l’on enregistre des avancées, même si dans cette lutte le chemin est encore long.
« Nous notons la prise de conscience tant dans les communautés que dans le chef des décideurs. Mais, aussi, les mentalités commencent à changer. Personnellement, je remarque que les femmes s’informent davantage sur leurs droits. »
Signalons que la campagne de 16jours d’activisme avait été mondialement initiée depuis 1991 et en République démocratique du Congo au début des années 2000 avec l’appui de l’ONU Femmes et d’autres partenaires.
