Kolwezi : il reste encore un travail à faire pour éradiquer les violences faites aux femmes et aux filles.

Kolwezi : il reste encore un travail à faire pour éradiquer les violences faites aux femmes et aux filles.

Les femmes et les filles sont souvent victimes de plusieurs formes de violences dont elles ne dénoncent pas. Ainsi, pour lutter contre ce fléau, la campagne de 16 jours d’activisme contre les violences a été instituée. Et ce, dans le monde depuis 1991 et en République Démocratique du Congo en 2000, avec l’appui de l’ONU Femmes et d’autres partenaires. Cette campagne se déroule chaque année du 25 novembre, jour de la célébration de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Elle se clôture le 10 décembre qui est la Journée des droits de l’homme.

La ville de Kolwezi, dans le Lualaba, enregistre aussi différentes formes des violences faites aux femmes et filles, même des fillettes. Nous à laisser entendre Clarisse Mbuyi, vice presidente de la ligue des femmes de l’UDPS Kolwezi.

« Chaque année, plusieurs cas de violences sont notifiés dans la ville, parmi lesquels la majorité concerne les mineurs. En 2020 par exemple, 102 cas avaient été enregistrés. De toutes les formes de ces violences, la plus rependue, mais moins dénoncée, c’est la violence sexuelle. »

 Selon notre source, les femmes et les filles de Kolwezi ne sont pas suffisamment sensibilisées afin de dénoncer les violences.

« Il reste encore un grand travail pour nos autorités à sensibiliser la femme comme il se doit. Bien que des séances de sensibilisation soient organisées, mais elle est inégale pour plusieurs facteurs, notamment l’âge, les milieux sociaux, les zone géographiques et autres. »

À elle d’ajouter

« Beaucoup sont celles qui semblent connaître leurs droits, mais en théorie. Elles ne disposent pas des informations nécessaires ni des moyens pratiques pour les exercer. Les femmes et les jeunes filles vivant dans les milieux ruraux et surtout dans les zones minières sont les plus victimes des violences principalement sexuelles. »

Clarisse Mbuyi formule un plaidoyer auprès des autorités de la province.

« À nos autorités de bien faire leur travail, de bien sensibiliser, mettre des services de prise en charge des victimes des violences afin qu’elles arrivent à vaincre la peur et la stigmatisation qui sont en elles. »

Notons que cette campagne de 16 jours d’activisme à plusieurs objectifs. Entre autres, sensibiliser la population aux violences physiques, sexuelles, économiques, psychologiques et autres faites aux femmes. Briser le silence autour des violences souvent banalisées ou tues par peur ou honte. Encourager les survivantes à parler, à demander justice et soutien.

Jael Nduwa

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

×