RDC : Aimé Boji Sangara succède à Vital Kamerhe à la tête de l’Assemblée nationale
Lors d’une séance plénière tenue le jeudi 13 novembre 2025 au Palais du Peuple à Kinshasa, le député Aimé Boji Sangara a été élu président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo.
Une victoire parlementaire nette
Sur les 423 députés votants, Boji a obtenu 413 voix, tandis que 10 bulletins ont été déclarés nuls.
Jean-Claude Tshilumbayi, président intérimaire de l’Assemblée, a confirmé que « l’honorable Boji Sangara Aimé est ainsi élu président de l’Assemblée nationale conformément aux prescriptions de l’article 28, alinéa premier du règlement intérieur. »
Un changement de perchoir
Aimé Boji succède à Vital Kamerhe, qui avait quitté ses fonctions de président de l’Assemblée nationale il y a quelques semaines.
La candidature de Boji avait été annoncée et soutenue par la majorité parlementaire dans la coalition au pouvoir, et il avait déjà démissionné de son dernier poste ministériel pour briguer ce poste législatif élevé.
Qui est Aimé Boji Sangara ?
Né le 8 janvier 1968 à Kabare (Sud-Kivu), Boji est originaire du territoire de Walungu. Il est économiste de formation, ayant suivi des études au Royaume-Uni.
Au fil de sa carrière, il a notamment exercé des fonctions ministérielles : ministre du Budget de 2021 à 2025, puis brièvement ministre de l’Industrie.
Dans son discours d’installation, il a promis d’être le « porte-voix des élus du peuple », de veiller à une assemblée inclusive, et d’améliorer les conditions de travail des députés et du personnel parlementaire.
Les enjeux et défis à venir
L’élection de Boji à ce poste intervient à un moment crucial pour l’institution parlementaire congolaise. Il lui revient désormais de :
- Veiller à ce que l’Assemblée nationale joue pleinement son rôle de législation, de contrôle du gouvernement et d’expression nationale.
- Gérer les relations entre majorité et opposition dans un climat politique où les attentes de transparence, de réforme et de bonne gouvernance sont fortes.
- Répondre aux préoccupations des députés et du personnel de l’Assemblée en matière de conditions salariales, logistiques et administratives, comme il l’a lui-même promis.
- Donner une nouvelle impulsion à l’institution dans un contexte de défis économiques, sociaux et sécuritaires pour le pays.
Une vision à imprimer…
Avec l’accession d’Aimé Boji Sangara à la présidence de l’Assemblée nationale, la RDC entre dans une nouvelle phase du fonctionnement de sa chambre basse. Si son parcours et sa formation lui attribuent un profil technocrate-parlementaire, l’essentiel sera de voir comment il transformera ses engagements en actes concrets. La vraie mesure de son mandat sera non seulement dans la gestion du perchoir mais dans la capacité de l’Assemblée à incarner un parlement actif, transparent et au service du peuple congolais.
