Lubumbashi : Lawrence Lolo Kyungu Kibwe appelle à un référendum pour changer la Constitution
Le président national de l’Alliance nationale des fédéralistes kyunguistes (ANAFEK), Lawrence Lolo Kyungu Kibwe, a plaidé pour un changement de la Constitution de la République démocratique du Congo, estimant que le pays doit se doter d’une nouvelle loi fondamentale adaptée à ses réalités actuelles.
S’exprimant devant les militants et sympathisants de son parti réunis ce samedi 14 mars 2026 à Lubumbashi, dans le sud-est du pays, le leader politique a appelé le chef de l’État, Félix Tshisekedi, à organiser un référendum afin de permettre au peuple congolais de se prononcer directement sur l’avenir de la Constitution.
Selon lui, une commission devrait être mise en place dès cette année pour préparer ce processus, avec l’objectif d’aboutir à l’adoption d’une nouvelle Constitution avant les élections prévues en 2028.
« Nous appelons le Chef de l’État à organiser le référendum pour que le peuple décide en dernier ressort. C’est la seule solution », a-t-il insisté.
Au cours de son intervention, Lawrence Lolo Kyungu Kibwe a précisé que l’ANAFEK ne soutient pas une simple révision de la Constitution actuelle, mais plutôt son remplacement par un nouveau texte.
« Nous ne prônons pas la révision, nous prônons le changement. Il nous faut une nouvelle loi mère, car celle-ci n’est plus adaptée aux réalités du pays », a-t-il déclaré.
Dans sa vision, la future Constitution devrait également redéfinir la forme de l’État congolais. Le président de l’ANAFEK plaide pour l’instauration d’un système fédéral en République démocratique du Congo.
« Notre souhait, c’est qu’en 2028 notre pays devienne la République fédérale du Congo », a-t-il affirmé, précisant que son parti milite pour un modèle institutionnel fondé sur le fédéralisme.
Le leader politique a également formulé des critiques à l’égard de certaines institutions actuelles. Il a notamment remis en question l’utilité du Sénat ainsi que le fonctionnement des 26 provinces et de leurs gouvernements provinciaux, qu’il considère comme coûteux pour les finances publiques.
À travers cette prise de position, l’ANAFEK remet au centre du débat la question de l’avenir institutionnel de la RDC, alors que les discussions sur une éventuelle réforme constitutionnelle continuent d’animer la classe politique congolaise.
