Haut-Katanga : la société civile dénonce une « situation inhumaine » à l’Hôpital général de référence Janson Sendwe, privé d’électricité depuis plus de deux semaines.

Haut-Katanga : la société civile dénonce une « situation inhumaine » à l’Hôpital général de référence Janson Sendwe, privé d’électricité depuis plus de deux semaines.

La Société civile du Haut-Katanga, à travers le Cadre provincial de concertation Gouvernance, Paix et Sécurité, tire la sonnette d’alarme face à l’absence prolongée de courant électrique à l’Hôpital général de référence Janson Nsendwe. Selon cette structure citoyenne, l’établissement hospitalier est plongé dans une obscurité totale depuis plus de deux semaines, une situation qu’elle qualifie de grave atteinte aux droits humains.

Dans un communiqué rendu public, la société civile estime que cette coupure d’électricité met directement en danger la vie des patients, en particulier celle des femmes enceintes, des mères et des nouveau-nés. Elle souligne que la santé maternelle reste un enjeu vital, alors que la mortalité liée aux complications de grossesse et d’accouchement demeure élevée. Le manque d’électricité affecterait notamment le fonctionnement des couveuses, exposant les nouveau-nés prématurés à des risques majeurs.

« Un hôpital n’est pas un mouroir », rappelle la société civile, insistant sur le fait que les conditions minimales d’hébergement et de prise en charge doivent être garanties pour assurer la survie des malades. Elle s’indigne d’autant plus que l’Hôpital Janson Sendwe, l’un des établissements de référence de la province, dispose également d’une morgue accueillant de nombreux corps, ce qui rend l’accès à l’électricité indispensable.

La situation suscite une vive incompréhension, alors que le gouvernement central communique régulièrement sur des avancées significatives dans le secteur de l’électricité. Pour les acteurs de la gouvernance, de la paix, de la sécurité et de la santé, l’abandon de cet hôpital est assimilé à un scandale et à une faute grave de gestion, voire à une « haute trahison » envers la nation.

Face à cette crise, la Société civile du Haut-Katanga interpelle directement les autorités politiques et sanitaires, notamment le gouverneur intérimaire de la province et le ministre provincial de la Santé. Elle appelle également l’Assemblée provinciale à user de son pouvoir de contrôle en interpellant le directeur provincial de la SNEL, le ministre provincial de l’Énergie ainsi que celui de la Santé, afin de faire la lumière sur cette négligence jugée meurtrière.

Par ailleurs, la société civile demande au procureur de la République de se saisir du dossier pour que la loi soit respectée, et exhorte le gouverneur a.i. à assurer un suivi rigoureux de cette situation préoccupante.

Le communiqué est signé par Bertin Tshoz, Team Leader provincial de la thématique gouvernance sécuritaire du Cadre de concertation de la société civile du Haut Katanga.

NBM

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