Lualaba : le député Eddy Kapend demande un inventaire des terres arables pour la sécurisation des agriculteurs

Lualaba : le député Eddy Kapend demande un inventaire des terres arables pour la sécurisation des agriculteurs

Le député provincial du Lualaba, Eddy Kapend, a plaidé vendredi 24 octobre 2025, lors de la plénière de l’Assemblée provinciale, pour la mise en place d’une commission parlementaire chargée d’identifier et de sécuriser les terres agricoles de la province.

Des expropriations sans compensation

Selon l’élu du territoire de Mutshatsha, de nombreux agriculteurs de la province sont victimes d’expropriations sans compensation. Une situation qui plonge ces citoyens, dont l’agriculture constitue la seule source de revenus, dans une profonde précarité.

« Les agriculteurs sont délogés sans qu’on leur attribue des terres de substitution. À la plénière, j’ai demandé que l’on identifie les terres arables. Cela nous permettra de savoir qu’au Lualaba, nous disposons d’un certain nombre de terres cultivables. Ainsi, même si des déplacements sont inévitables, nous saurons où réinstaller les populations concernées. J’ai demandé que l’on inscrive au calendrier une commission chargée de cette identification. Avec cette histoire de lotissements, nos amis agriculteurs souffrent : on les chasse sans leur dire où aller », a déploré l’honorable Eddy Kapend.

Des risques de chômage massif

Eddy Kapend a également alerté sur le risque d’aggraver la pauvreté dans la province.

« Nous avons déjà un problème avec les creuseurs dans les ZEA (Zones d’Exploitation Artisanale) que nous avons vendus. Cela a créé du chômage. Et voilà qu’on s’apprête à créer encore d’autres chômeurs : les agriculteurs, qui n’ont que cette activité pour survivre. »

Des cas concrets autour de Kolwezi

Des cas concrets d’expropriations des terres agricoles sont signalés dans plusieurs villages proches de Kolwezi. Du jour au lendemain, les agriculteurs se voient déposséder de leurs champs au profit de nouveaux acquéreurs influents.

« À Mupanza, c’est tout un village qu’on veut déplacer pour ériger un centre financier. La même situation se présente du côté de Tshikinina. On chasse les gens de leurs champs : mais où iront-ils cultiver ? Nous avons un ministère de l’Agriculture qui doit encadrer ces populations. Vous achetez des intrants, des semences, mais si les agriculteurs sont expulsés de leurs terres, comment vont-ils les utiliser ? » s’interroge l’élu du peuple.

La question de la sécurisation des terres agricoles en périphérie des grandes villes demeure cruciale. Elle touche directement à la survie de nombreux ménages qui, du jour au lendemain, se retrouvent privés de leurs activités génératrices de revenus.

NBM

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